Les Belles Lettres éditions

  • Comment vivaient les hommes, les femmes et surtout les enfants au Moyen Âge ? Commençons par la chambre à coucher, très utilisée même durant la journée pour prendre ses repas, étudier ou recevoir de la visite. Comment était-elle meublée ? Et comment se protégeait-on du froid, principal ennemi des nuits paisibles ? Pourquoi les nouveau-nés étaient-ils emmaillotés dans leurs langes comme de petites momies et pourquoi les miniatures les représentent-elles si souvent vêtus de rouge ? Quelles étaient les chances de survie d'un nourrisson victime du manque d'hygiène, de l'inattention des nourrices et des forfaits du démon toujours aux aguets ? Comment apprenait-on à lire et à écrire ? Comment les enfants s'amusaient-ils quand les textes et l'iconographie ne font état que de quelques jouets ? Quelle était la vie des petites filles confiées au monastère dès leur plus jeune âge ?

    Avec plus de 200 illustrations (tableaux, fresques, retables, miniatures), Chiara Frugoni nous offre une plongée dans la vie de famille au Moyen Âge. Grâce à sa profonde connaissance de la période, elle attire notre attention sur les éléments significatifs - souvent insolites - des images et des textes médiévaux, nous permettant de reconstituer ce monde lointain où les enfants avaient une vie bien différente de celle de nos jeunes contemporains.

  • Ce livre est une plongée dans les lectures de mon enfance : livres de classe, romans pour enfants ou que j'ai lus enfant, contes, poèmes. L'amour des livres est un amour d'enfance. Non seulement l'enfant a des impressions plus vives, mais il comprend avec une pénétration instinctive qu'il perd en devenant adulte. Même ce qu'il ne comprend pas, il le comprend mieux que quand il le comprendra. Seuls les enfants savent lire.

  • Précédé d'un entretien avec Diane Drory

    Petit, mignon, rieur, pendu au cou de ses parents attendris, avide de câlins et de baisers, absorbé dans des jeux infinis... Le petit enfant, qu'évoquent les cent soixante textes de poètes, médecins, historiens et philosophes grecs et latins ici recueillis, nous rend l'Antiquité singulièrement proche et attachante. Tout n'était pas toujours facile pour autant : « les enfants donnent bien du mal », comme le constatait Homère. Après les mois d'attente d'une grossesse parfois inconfortable et avant l'entrée à l'école du jeune enfant, il aura fallu tant de fois l'allaiter, lui donner des bains (tièdes), l'emmailloter, le changer et laver ses langes, apaiser ses pleurs et ses colères ; puis lui apprendre à parler, bientôt à lire et à écrire, tout cela sous la menace constante de maladies mal comprises et de divinités dont il convenait de se concilier les bonnes grâces.

  • Jeune au regard de la science et de la philosophie, la psychanalyse a néanmoins un passé et, plus encore, un présent fait d'une pratique et d'horizons théoriques. De l'analyse de l'adulte à celle de l'enfant, la pensée de Freud (1856-1939) montre sa force inventive et sa capacité d'évolution face aux difficultés et aux questionnements qui surgissent de la relation analytique et, plus largement, des grands séismes politiques du XXe siècle. Les entretiens présents ne s'adressent pas d'abord aux psychanalystes. En interrogeant la réflexion et la pratique clinique d'une psychanalyste en exercice, ils s'efforcent d'indiquer le travail de l'analyse à qui n'est pas familier de la pensée de Freud. Ils disent, dans une langue ouverte, l'histoire et la diversité des enjeux d'une oeuvre qui demeure l'une des plus grandes affaires intellectuelles de notre temps. Faire droit à la psychanalyse, c'est faire droit à une manière complexe de voir l'individu et à une manière de voir autrement le monde. Laurence Kahn est membre de l'Association psychanalytique de France (APF) qu'elle a présidée de 2008 à 2010. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Cures d'enfance (2004), Faire parler le destin (2005), L'écoute de l'analyste (2012), Le psychanalyste apathique et le patient postmoderne (2014) et, plus récemment, Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse (2018).

empty