Les éditions de la Pleine Lune

  • Le coeur en joue Nouv.

    Oreille tendue, à l'écoute des femmes d'une Syrie toujours accablée par la guerre, le « je » de ce recueil imagine dans les poèmes leurs récits en miettes. L'évocation des voix oubliées de ces femmes syriennes, nos soeurs, victimes de cette guerre atroce et fratricide, est très émouvante, empreinte d'une grande humanité et d'une telle force qu'il nous semble côtoyer ces femmes dans leur quotidien sous les bombes meurtrières, marchant à leurs côtés avec leurs enfants sur les chemins incertains d'un exil forcé.

  • Lhistoire se déroule dans une région forestière du Nouveau-Brunswick entre1960 et 2000 et sinspire, en fond de toile, des empires à la Irving et autres grandes papetières. Cest un monde sauvage qui sent la pulpe et lépinette, peuplé de petites gens et de petits voyous.

    Le roman débute avec le terrible incendie de la propriété de Leo McVicer. Forêt et usine gisent sous les cendres. Cest une catastrophe pour toute la région. On accuse à tort le grand-père Roy Henderson. Tous parlent de "la malédiction Henderson" et réclament un châtiment. Entre révolte et stoïcisme, la famille Henderson fait alors face à linjustice et ira de malheur en malheur. Roy sombre dans la déchéance avant de mourir lamentablement en prison. Son fils Sydney, qui doit assurer la relève et prendre ses responsabilités familiales, se jure de ne jamais être responsable du malheur dautrui, mais cest sans compter avec la rumeur et lacharnement funeste de tout un village à le rendre, avec sa famille, responsable de tous les maux qui accablent le voisinage. Jusquau jour où son propre fils, le jeune Lyle, décide de se rebeller et de prendre son destin en main.

  • Denise Roig met en scène le combat quotidien d'êtres qui essaient de survivre, sans tambour ni trompette, aux tragédies qui sont le lot des vies qu'on prétend « ordinaires ». Survivre à la perte d'un homme, d'un enfant.
    Marie Labrecque, Voir.

  • Montréal, avenue du Parc, rue Saint-Viateur. Des passants se croisent, vont et viennent, anonymes dans la foule. L'art subtil de Mary Soderstrom consiste à nous faire pénétrer dans l'intimité de ces inconnus qui semble, au premier abord, calme et sereine. Mais certains événements peuvent changer le cours tranquille d'une vie. Après une bousculade à la sortie d'un bar, un rendez-vous manqué, un passeport dérobé, un divorce, une maladie, un meurtre ou une aventure d'un soir, tout peut perdre son sens.

    À vrai dire met en scène des femmes qui veulent décider de leur destin, connaître la vérité et y faire face, peu leur importe le prix à payer.

  • Ce livre est un plaidoyer pour la paix en Palestine, accompagné de cent illustrations et appuyé par des informations et des notes tirées de documents officiels. Samih Abu Zakieh y décrit le monde dans lequel il vit depuis sa naissance. Un monde sous « occupation ». Bien sûr, nous connaissons le mot « occupation », mais savons-nous ce quil signifie réellement ? Quand avons-nous entendu parler de la terreur et de la misère qui se cachent derrière ce mot ? Les horreurs quotidiennes de loccupation israélienne restent largement invisibles dans nos journaux ou sur nos écrans de télévision The dove of peace - a worldwide symbol first made famous by Pablo Picasso - has passed into the capable hands of Samih Abu Zakieh, an artist and teacher who keeps hope alive in hell. The peace dove nests in Hebron.

    Pendant les longs jours de couvre-feu, prisonnier chez lui, dans le bruit infernal de la mitraille, des chars et des bulldozers sillonnant les rues dHébron, Samih dessinait sans relâche des colombes Ses messagères de paix sont rassemblées dans ce livre. Mais lhistoire racontée ici, qui est présentée en français, en arabe et en anglais, nest pas seulement une histoire de dessins, cest lappel dun pacifiste qui nous livre un message de non-violence, damour et despoir en la fraternité humaine et en la justice.

    Puissent la voix de Samih Abu Zakieh et celles des enfants palestiniens être entendues par tous ceux et celles qui gardent, fiché au cur, lespoir que souvrent enfin ces chemins vers la paix entre tous les peuples de la Terre.

  • Johanne traverse une grave crise face au vieillissement. Elle remet en question ses choix de vie : sa carrière de comptable, ses multiples amants, beaucoup plus jeunes qu'elle, son divorce, ses relations problématiques avec son fils homosexuel et sa fille anarchiste.

    Un crâne, qui figure parmi ses nombreux objets personnels, devient son confident, une sorte de fétiche un peu bizarre... cela n'est pas sans inquiéter son fils et sa fille qui se demandent si leur mère n'aurait pas besoin de voir un psy. Non seulement Johanne traîne-t-elle Gaston (nom attribué à ce crâne) partout où elle va, causant parfois de grands malaises, elle établit en plus de curieuses relations avec un collègue de bureau, des personnes sans domicile fixe et la veuve d'une victime de guerre.

    Le farfelu, l'absurde, le réalisme et différents niveaux de réalités se côtoient dans ce roman. Patricia Portella Bricka a le souci du mot juste, une écriture élégante, et un humour aux accents méditerranéens, teinté d'audace et d'autodérision.

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