Langue française

  • Prof, mission impossible ? Nouv.

    « Cet ouvrage nécessaire met en lumière la situation actuelle du corps enseignant en France aujourd'hui, en dressant un panorama objectif, basé sur des chiffres parlants. Il doit nous amener à une prise de conscience. Il nous faut être fermes dans notre mission d'enseignant: s'accommoder avec les principes, c'est déjà renoncer un peu, c'est faire reculer la République et la liberté. Avec courage, nous devons porter haut les valeurs de la République, nous dresser comme un rempart contre l'obscurantisme. Pour mener ce combat, nous devons faire corps, pour lutter efficacement, ensemble, et être à la hauteur de notre époque. » Michaël Delafosse

    Iannis Roder est professeur d'histoire-géographie dans un collège de Seine-Saint-Denis, et directeur de l'Observatoire de l'Education de la Fondation Jean-Jaurès.

  • « Il y a vingt ans, fraîchement nommé dans mon collège de Saint-Denis, je me lançai avec passion dans l'enseignement de l'histoire de la Shoah. Devant mes élèves, j'évoquais avec gravité le drame absolu des victimes. J'organisais des rencontres avec des survivants et insistais sur l'horreur que furent les ghettos et Auschwitz. Mais une partie d'entre eux ne supportaient pas mon discours. Ils en avaient assez de la souffrance des juifs, me disaient-ils, car "d'autres peuples ont souffert et on n'en parle jamais !". Ce qui avait fonctionné pour ma génération ne fonctionnait plus. Convaincu qu'il fallait sortir de l'approche victimaire, je décidai de renverser le prisme et d'entrer dans cette histoire par les bourreaux, par ceux qui sont les moteurs de ces processus politiques. Il me fallait montrer en quoi l'histoire de la Shoah devait dépasser l'aspect antiraciste moralisant pour avoir une véritable utilité. » I. R. Nourri de documents exceptionnels sur la Shoah, ce livre s'adresse à tous ceux qui pensent que son enseignement peut éclairer et fortifier les citoyens que nous sommes. Iannis Roder est professeur d'histoire-géographie dans un collège de Seine-Saint-Denis. Il est responsable des formations au Mémorial de la Shoah, directeur de l'Observatoire de l'éducation à la fondation Jean-Jaurès. 

  • « J'ai tâtonné, tenté, échoué parfois... Mais j'ai aussi remporté des victoires. C'est de ces victoires qu'il sera question ici. Ce livre est le fruit d'années de réflexion sur mon métier et sur mon rapport à chaque élève. Ces enfants sont de jeunes Français qui, pour la majorité d'entre eux, veulent réussir et s'accomplir. Pour l'enseignant républicain que je suis, l'enjeu n'est pas uniquement d'offrir à chacun d'eux un métier et une réussite professionnelle. C'est également d'en faire des citoyens français, conscients des enjeux qui traversent notre République et attachés à ses valeurs. C'est là, selon moi, le rôle premier de l'école. » I. R. Fondé sur vingt ans d'expérience dans un collège de zone difficile, nourri d'anecdotes et de portraits d'élèves, un plaidoyer lucide, et malgré tout optimiste, pour une école et une société apaisées. Iannis Roder est professeur agrégé d'histoire et enseigne dans un collège de Saint-Denis. Il est également responsable des formations au Mémorial de la Shoah et directeur de l'Observatoire de l'éducation de la Fondation Jean-Jaurès. Il est à l'origine d'un programme pour les élèves, InterClass', monté avec France Inter, qu'il présente dans ce livre. 

  • Jeune agrégé d'histoire et géographie catapulté dès sa première rentrée scolaire dans un collège "de banlieue", Iannis Roder se heurte très vite à une réalité tragi-comique, en contradiction avec ses idéaux et le discours officiel de l'institution. Que peut-il enseigner à des enfants qui disposent de cinq cents mots pour communiquer et dont certains savent à peine lire ? Des enfants à la vision simplifiée, voire simpliste, du monde. Qui ne savent pas se situer, quelque part entre leur quartier repoussoir et leur pays d'origine dont ils ne sont pas. Des enfants lâchés et trompés par le système, bercés par l'imaginaire doré de la télévision, rêvant uniquement de gloire et d'argent. Dans son établissement comme dans tant d'autres, la violence ordinaire, presque banale, charrie son lot de sexisme, d'homophobie, de racisme, d'antisémitisme... Face à ce quotidien vécu par de nombreux enseignants, Iannis Roder nous livre un témoignage lucide, à contre-courant des non-dits et des discours condescendants. Restituant de bouleversants dialogues avec les élèves, il nous invite à retrousser nos manches, à changer le monde, l'école et à offrir des perspectives citoyennes aux enfants.

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